cherche à se réimplanter sur le marché local. Depuis 1984, le marché local est chasse gardée des opérateurs régionaux. Enregistrant, depuis la dérèglementation du marché américain des télécommunicat...

cherche à se réimplanter sur le marché local. Depuis 1984, le marché local est chasse gardée des opérateurs régionaux. Enregistrant, depuis la dérèglementation du marché américain des télécommunications intervenue en février 1996, une érosion de ses parts de marché sur la longue distance, voulant s'implanter sur le marché local, le géant américain va cette année investir 1 milliard de dollars afin d'atteindre une part de marché de 30 % en cinq ou dix ans. Il a cependant beaucoup de mal à prendre pied sur ce marché. Non seulement les opérateurs régionaux mettent du temps pour permettre aux opérateurs longue distance d'entrer dans les marchés locaux, mais les coûts d'interconnexion sont très élevés. 23 milliards de dollars (130 millairds de F) sont reversés aux Baby Bell par les opérateurs longue distance soit 10 à 14 milliards de trop selon ATT et ses homologues. Début mai, un compromis est bien intervenu, mais la baisse des tarifs reste limitée (entre 5 et 15 %). Selon les analystes, la seule possibilité qui reste à ATT pour entrer rapidement sur ce marché serait de fusionner avec l'une des Baby Bell. Ses dirigeants seraient quasiment prêts à cette éventualité. Si une telle fusion avait lieu, elle donnerait naissance à un ensemble évalué à 80 milliards de dollars (soit environ 400 milliards de F). D'après certains observateurs, les activités de téléphonie mobile de SBC pourraient être mises en vente, or ATT et SBC sont sur ce marché les deux principaux acteurs américains. Aucun commentaire n'a été fait par le président d'ATT concernant les rumeurs de cette fusion. (La Tribune - 12/06/1997)