Wanadoo serait victime de son succès, le nombre de ses abonnés étant passé de 72 000 il y a un an à plus de 400 000 aujourd’hui. Boulimique et urbain, passant des heures à surfer chaque jour sur le...

Wanadoo serait victime de son succès, le nombre de ses abonnés étant passé de 72 000 il y a un an à plus de 400 000 aujourd’hui. Boulimique et urbain, passant des heures à surfer chaque jour sur le Web, les wanadiens seraient déconnectés à tout bout de champ. Parmi eux, Patrick Nouaille, excédé par la succession d’incidents techniques, a appelé à boycotter Wanadoo le 18 octobre. Ce jour là, les forums et news-groups de Wanadoo ont enregistré une chute de participation allant jusqu’à 60 % “tous les jours, nous répertorions des problèmes de connexions, de déconnexions, des lenteurs de chargement des pages personnelles, des problèmes avec les forums de discussion où des messages disparaissent”. Son discours trouvant chaque jour un peu plus d’écho auprès d’autres wanadiens, il vient de fonder l’Association des internautes mécontents (Adim). Directeur adjoint de Wanadoo, Daniel Sainthorant, minimisant l’affaire affirme “les abonnés “intensifs” que j’ai pu appeler qui disent être et vouloir rester fidèles à Wanadoo- admettent que comme sur tout réseau de transport, il y ait des dysfonctionnements occasionnels, mais ils souhaitent être prévenus. Nous allons trouver de moyen de diriger vers eux une information vers eux une information de façon sélective”. Toutefois, ces explications ne rassurent pas pour autant les abonnés qui, comme Stephan Machere, un autre wanadien mécontent, estiment “France Télécom fait preuve d’une désinvolture totalement incroyable. Ils reconnaissent une progression foudroyante. Très bien. La moindre des choses serait de mettre les installations”. (Supplément multimédia Libération 06/11/1998)