A l'heure où tout le monde parle Wi-Fi, hotspots et compagnie, les technophiles qui apprécient d'avoir une longueur d'avance ne devront pas manquer de parler WiMax. Les aficionados de la Lettre...

A l’heure où tout le monde parle Wi-Fi, hotspots et compagnie, les technophiles qui apprécient d’avoir une longueur d’avance ne devront pas manquer de parler WiMax. Les aficionados de la Lettre de l’Atelier entendent déjà parler de cette technologie depuis plusieurs mois, et ont appris : en décembre, l’obtention par l’opérateur alternatif Altitude Telecom d’une licence lui permettant de s’ouvrir au marché de ce haut débit longue distance ; en janvier, le début des tests du WiMax conduits par six opérateurs rêvant de développer l’accès Internet dans certaines régions reculées du monde. Et au début du mois de mars, Jean de Chambure misait (lire son éditorial) sur l’émergence rapide du WiMax et sur son succès annoncé. Aux fondements de cette intuition, la couverture de zones beaucoup plus importantes que le Wi-Fi (45 kilomètres de rayon), un débit très élevé (jusqu’à 35 fois celui de l’ADSL), et donc la possibilité pour le WiMax de devenir la « nouvelle fée du haut débit pour les collectivités locales », mais aussi pour les régions reculées qui sont exclues des connexions haut débit par liaisons téléphoniques.Au CeBit justement, qui réunissait à Hanovre les acteurs incontournables de la high tech, le WiMax a fait son entrée, et quelque peu déstabilisé le secteur des télécommunications. Pour les opérateurs de téléphonie fixe, l’occasion est belle de se refaire, et de rendre la pareille aux acteurs de la téléphonie mobile qui ont grignoté leurs parts de marché ces dernières années. Le WiMax est censé ne transmettre que des données, et pas de voix, mais avec l’émergence de la voix sur IP, cette limite pourrait être dépassée. Peut-être que les opérateurs de téléphonie fixe qui ne possèdent pas de réseau mobile vont ainsi pouvoir répondre aux opérateurs mobiles, qui ont eux dépensé des milliards d’euros pour obtenir des licences nationales et créer les infrastructures nécessaires (UMTS). A l’inverse, le WiMax permettrait aux opérateurs de téléphonie fixe de n’avoir qu’à relier les bornes-relais sans fil au réseau Internet par l’intermédiaire de leur réseau fixe déjà en place…Pour les consommateurs, le WiMax ne devrait être une réalité que d’ici trois ans. Une réalité qui pourrait bien concurrencer sérieusement la 3G (téléphonie de troisième génération)… (Atelier groupe BNP Paribas – 22/03/2004)