Il n'y a pas que devant la justice que Free et Neuf se chamaillent. Début août, son concurrent Neuf annonçait pour les clients ADSL en zones non dégroupées la mise en place d'une offre haut débit...

Il n'y a pas que devant la justice que Free et Neuf se chamaillent. Début août, son concurrent Neuf annonçait pour les clients ADSL en zones non dégroupées la mise en place d'une offre haut débit sans abonnement téléphonique, facturée 5 euros seulement en plus du forfait. Free a vite répliqué, en proposant lui aussi son service sans abonnement téléphonique, mais au même prix que le forfait Freebox habituel, c'est-à-dire 29,90 euros TTC par mois.
 
Ce type d'offre est une grande première. Jusqu'à présent, les abonnés en zones non dégroupées devaient en effet s'acquitter obligatoirement d'un abonnement France Télécom de 15 euros mensuels. Mais l'accord passé cet été entre les fournisseurs d'accès alternatifs et l'opérateur historique à la demande de l'Arcep, l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes, permet aux premiers de prendre à leur charge le coût de cette quittance, et ouvre ainsi de nouvelles perspectives.
 
Pour les abonnés Internet du groupe Iliad, de sérieuses économies se dessinent. Du côté de Free, si la marge de bénéfice est minime, l'opération semble prometteuse. En effet, un porte-parole du groupe ISP précise que "produire aujourd'hui ce type d'abonné ne nous coûte pas plus cher qu'en octobre 2002" et, ajoute t-il, "un 'bon' abonné non dégroupé est un abonné que l'on va vite dégrouper". Potentiellement, enfin, la totalité des offres de Free répond aux besoins de 98% de la population. Les 1.9 million de clients que le fournisseur comptabilise à ce jour ne seraient alors qu'un prélude?
 
(Atelier groupe BNP Paribas - 23/08/2006)