d'Administration de France Télécom. Estimant qu'il ne servirait à rien de réunir aujourd'hui une assemblée générale "alors qu'il ne peut rien se dire sur la situation de la société", Michel Bon préf...

d'Administration de France Télécom. Estimant qu'il ne servirait à rien de réunir aujourd'hui une assemblée générale "alors qu'il ne peut rien se dire sur la situation de la société", Michel Bon préfère attendre l'assemblée générale annuelle prévue au début du deuxième trimestre 1998 pour constituer le nouveau conseil d'administration. Plusieurs causes en fait seraient à l'origine de ce retard. Non seulement, France Télécom devrait payer, rien qu'en timbre, plus de 6 millions de F pour cette opération, mais les lois régissant France Télécom et l'ouverture du capital de l'entreprise publique posent un certain nombre de conditions guère compatibles. En effet, bien que vingt et un postes soient prévus au conseil, l'Etat doit être majoritaire et détenir au moins onze sièges (7 aujourd'hui). Les sept postes d'administrateurs représentants des salariés sont maintenus, soit déjà 18 postes occupés. Avec trois postes restants, il faut en prévoir un pour le Président, un pour les actionnaires privés, et au moins un pour Deutsche Telekom (d'ici fin 1998, un accord capitalistique avec l'opérateur allemand devrait se conclure). On peut aussi penser que France Télécom concède un siège à un représentant des petits actionnaires. Les fameuses normes du "gouvernement d'entreprise" recommandées par le CNPF en 1995 risquent donc d'être très difficiles à appliquer. (La Tribune - 04/12/1997)