Cet accord comporte deux volets. Purement commercial, le premier réunit les commutateurs d'Alcatel et les stations de base de Motorola afin de constituer une offre complète d'infrastructure de résea...

Cet accord comporte deux volets. Purement commercial, le premier réunit les commutateurs d'Alcatel et les stations de base de Motorola afin de constituer une offre complète d'infrastructure de réseaux mobiles à la norme numérique américaine CDMA. Motorola s'engage à acheter sur quatre ans à Alcatel pour 1 milliard de dollars (884 millions d'euros) en matériel de commutation et de transmission. Le second volet concerne le partage de la recherche pour la troisième génération de mobiles, appelée UMTS. Alcatel développera des commutateurs, tandis que Motorola se chargera de concevoir les stations de base. Largement anticipée par les analystes, cette alliance est logique. Ne fabriquant pas de commutateurs, la spécialité du français, Motorola est le seul équipementier télécoms a être parfaitement complémentaire d'Alcatel. Cet accord devrait apporter à l'activité mobiles d'Alcatel une bouffée d'oxygène. Ce dernier, parti en retard, n'a en effet jamais réussi à reprendre du terrain sur Ericsson ou Nokia. Alors que Serge Tchuruk, son président avait promis la fin des pertes dès cette année en présentant les premiers résultats 1998, cet accord avec Motorola devrait, selon lui, "accélérer ce retour à l'équilibre". (Les Echos - la Tribune - 08/02/1999)