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Les assistants virtuels sont-ils la clé du bonheur au travail ?

  • 27 Nov
    2017
  • 2 min

La dernière étude de Cisco sur les assistants virtuels semble traduire un réel engouement des innovateurs pour ces derniers.

À l'occasion de la sortie de son propre assistant virtuel, Cisco a mené une étude dans dix pays, dont la France, les États-Unis et la Chine, pour sonder la perception de l'usage des technologies de pointes dans l'environnement professionnel. L'idée était, outre la promotion implicite de leur produit, de prendre la température du marché et de vérifier l'impact entre nouveaux dispositifs numériques, performance et agréabilité au travail. Il ressort de l'étude qu'une majorité de répondants pensent que la technologie n'est pas une menace pour l'emploi mais un moyen d'émancipation face aux tâches les plus pénibles. Dans ce cadre, les sondés ne sont pas pour un usage excessif des nouvelles technologies au travail, qu'ils ne veulent majoritairement utiliser que comme un outil de soutien et de libération permettant de se concentrer sur l'essentiel. C'est pourquoi 57% des personnes pensent que les assistants virtuels auront un impact positif sur leur productivité. Ce qu'il est donc intéressant de constater, c'est la progressive démystification de ces outils, de l'IA au chatbot, chez les professionnels. En effet, on entend souvent çà et là, et à juste titre, des slogans alarmistes abreuvés de la théorie du grand remplacement technologique. Mais ce que rappelle l'étude, en filigrane, c'est que les outils technologiques comme les assistants virtuels prendront la seule place que l'on voudra bien leur donner dans le monde du travail. C'est donc une responsabilité commune qu'il faut assumer pour orienter de façon positive les transformations en cours et garantir que la technologie améliore les conditions de travail de tous plutôt que de supprimer froidement des emplois sous l'étendard de la productivité. Si les assistants virtuels ne font donc pas, en soi, le bonheur, il ne tient qu'à nous qu'au moins ils dessinent des lundis au bureau plus lumineux.

Rédigé par Théo Roux