Malgré la vente d'AirTouch à Vodafone (voir la revue de presse du 18/01) les raisons stratégiques de l'alliance AirTouch/Bell Atlantic demeurent. Via leur société commune PrimeCo, les deux groupes o...

Malgré la vente d'AirTouch à Vodafone (voir la revue de presse du 18/01) les raisons stratégiques de l'alliance AirTouch/Bell Atlantic demeurent. Via leur société commune PrimeCo, les deux groupes opèrent en effet déjà ensemble sur le marché américain. Au sein de PrimeCo, chaque société prend en charge le trafic de son allié dans les régions où il n'est pas présent. Ne disposant pas d'infrastructures sur la côte est, Bell Atlantic doit passer des accords avec d'autres opérateurs pour offrir un service national, comme avec AirTouch par exemple sur la côte ouest. En revanche, le client d'AirTouch en Californie, voyageant à Washington par exemple, utilise le réseau Bell Atlantic.

Pour contourner certaines clauses de son alliance dans PrimeCo, Bell Atlantic vient d'attaquer AirTouch en justice. En particulier, il veut annuler une clause de "non concurrence" qui empêchait les deux alliés de s'affronter directement sur les marchés qu'ils s'étaient partagés. Dans les prochains mois, Bell Atlantic espère bien conclure sa fusion avec l'opérateur GTE, ce qui lui permettrait de contrôler un tiers des lignes téléphoniques fixes aux Etats-Unis dans 41 Etats. Bell Atlantic veut ainsi de donner les moyens de concurrencer à l'avenir directement AirTouch sur les marchés où les deux pourront intervenir. (Le Figaro - 19/01/1999)