Reportez-vous aux revues de presse des 31 mars et 1er avril pour vous souvenir que la semaine dernière le Conseil d'Etat, sur dépôt de recours d'AXS Telecom, a décidé de surseoir à la réservation d...

Reportez-vous aux revues de presse des 31 mars et 1er avril pour vous souvenir que la semaine dernière le Conseil d'Etat, sur dépôt de recours d'AXS Telecom, a décidé de surseoir à la réservation des deux derniers préfixes attribués par l'ART. Esprit Telecom ayant très mal pris la chose, a déposé lui aussi plusieurs recours auprès du Conseil pour faire annuler toute la distribution "les motifs retenus par le Conseil d'Etat (pour geler notre indicatif) reposent sur l'illégalité potentielle de l'ensemble du système de sélection". Les six autres lauréats s'inquiètent de cette réaction en chaîne. De lourds investissements ont été réalisés dans des campagnes basées sur la promotion de leurs indicatifs repectifs par Cegetel et Bouygues. En soulignant que l'attribution d'un préfixe oblige son bénéficiaire à réaliser de lourds investissements en peu de temps, Siris s'interroge et se demande ce que deviendront ces investissements si tout est remis en cause. L'ART est "dans ses petits souliers". Quant à l'ancien régulateur des télécoms ayant conçu ce système à double vitesse (préfixe à un chiffre pour les "grands", à quatre chiffres pour les "petits"), Bruno Lasserre, il se retrouve dans une drôle de position ...... puisqu'il siège aujourd'hui en Conseil d'Etat. Cette histoire est loin d'être finie, à suivre de près ..... (Libération - 02/04/1998)