Accusant France Télécom d’abus de position dominante sur le marché de la téléphonie mobile et de pratiquer des “tarifs prédateurs”, Bouygues Télécom a décidé de porter plainte auprès du Conseil de l...

Accusant France Télécom d’abus de position dominante sur le marché de la téléphonie mobile et de pratiquer des “tarifs prédateurs”, Bouygues Télécom a décidé de porter plainte auprès du Conseil de la concurrence. Disposant d’une part de marché supérieure à 50 %, France Télécom, selon Bouygues, bénéficie d’une position dominante. A ce titre, l’opérateur historique ne devrait pas pouvoir pratiquer librement des tarifs particulièrement agressifs. Bouygues Télécom vise avant tout les tarifs d’Ola. Le prix de ces forfaits avait en effet été aligné sur celui du coffret “Intégral” commercialisé par Bouygues, lors de la période des fêtes de l’an passé. Bouygues souhaite avant tout que France Télécom ne puisse pas à l’avenir s’aligner sur ses concurrents pour défendre ses parts de marché.

Bouygues Télécom reproche également à France Télécom ses 600 agences financées du temps du monopole par les revenus de l’activité téléphonie fixe, assurant aujourd’hui la promotion des services Itinéris. Il s’agirait d’une subvention indirecte en faveur de France Télécom Mobile. (Les Echos 26/11/1998)