Selon la dernière étude des analystes de Salomon Smith Barney, consacrée au marché européen de la téléphonie mobile, le taux de pénétration du mobile devrait passer de 26,8 % actuellement à 36 % f...

Selon la dernière étude des analystes de Salomon Smith Barney, consacrée au marché européen de la téléphonie mobile, le taux de pénétration du mobile devrait passer de 26,8 % actuellement à 36 % fin 1999 et à 58 % fin 2000. Le nombre d'abonnés en pourcentage de la population locale variera, selon les pays, de 51 % à plus de 80 %. Fin 2000, la France se situerait aux alentours de 50 %, contre 2 % seulement en 1995, 10 % en 1997 et 19 % fin 1998. Selon la banque, la croissance des usages (voix et données) prendra ensuite le relais. Trois facteurs permettent de comprendre ce phénomène. Désormais, ne pas avoir un mobile à un coût. De plus en plus de personnes étant équipées, il faut en effet pouvoir les appeler. Or, les appels téléphone fixe vers mobile sont partout plus chers que d'un mobile vers l'autre. De plus, les prix des mobiles vont continuer de chuter (- 10 % par an depuis 1995 pour une minute de communication). Enfin, grâce à l'explosion du phénomène prépayé (65 % des nouveaux abonnés en 1998, 42 % des abonnés actuels), ce marché s'ouvre à un public beaucoup plus large. (Les Echos - 14/06/1999)