Long au démarrage, le dégroupage des lignes téléphoniques en France se porte bien. La preuve ? Selon l'Autorité de Régulation des Télécommunications (ART), on compte désormais en France 359 048...

Long au démarrage, le dégroupage des lignes téléphoniques en France se porte bien. La preuve ? Selon l’Autorité de Régulation des Télécommunications (ART), on compte désormais en France 359 048 lignes dégroupées, dont 4589 en dégroupage total. Au total, ce sont désormais 573 sites qui ont été livrés par France Télécom aux opérateurs alternatifs afin qu’ils installent leur équipement, dont 173 nouveaux sites depuis le 1er janvier de cette année.

Le développement du dégroupage devient donc une réalité puisque l’ART recense désormais 56 départements qui sont équipés en ADSL par les opérateurs du dégroupage. De plus, France Télécom et les opérateurs concurrents semblent progressivement trouver un accord sur ce sujet resté longtemps conflictuel.

En effet, au 1er mars 2004, 13 opérateurs ont signé la convention de dégroupage avec France Télécom dont : Free, Telecom Italia et Tiscali (marché résidentiel), Colt, Easynet, Cambio (marché des entreprises), puis LDCom et Cegetel, positionnés l’un et l’autre sur les deux segments de marché.

Un point qui ne doit cependant pas faire oublier que les taux de couverture ADSL de la population française restent insuffisant dans beaucoup de départements, puisqu’en janvier 2004, selon le cabinet d’études Tactis, seuls neuf départements français possédaient des taux de couverture ADSL disponibles pour plus de 90 % de leur population.

(Atelier groupe BNP Paribas – 17/03/2004)