Après dix mois de service, incapable de rembourser une dette de 1,5 milliard de dollars contractée auprès de deux banques, la constellation de satellites Iridium a demandé la protection de la loi am...

Après dix mois de service, incapable de rembourser une dette de 1,5 milliard de dollars contractée auprès de deux banques, la constellation de satellites Iridium a demandé la protection de la loi américaine sur les faillites (chapitre 11) permettant à une société en difficulté de reporter le règlement de ses créances, le temps pour elle de trouver un moyen de redresser sa situation financière, tout en continuant ses activités. (Voir la revue de presse du 13/08). Dans un communiqué, le consortium affirme que les actuels et futurs clients d'Iridium ne seront pas touchés par cette action. Selon Motorola, actionnaire du consortium à 18 %, un plan de restructuration peut être réalisé en trente jours. Ayant ouvert son service commercial bien avant son principal concurrent Globalstar (Loral, Alcatel France Télécom), Iridium s'est trouvé confronté à de nombreux problèmes techniques, à une tarification trop élevée et à une forte concurrence des opérateurs de téléphonie mobile "terrestre". Distribuant le service Iridium en France, l'opérateur TDCom a ainsi dû revoir ses prix à la baisse, en divisant par trois celui des terminaux (environ 8 000 F) et par deux la minute de communication (entre 10 à 20 F actuellement). Les projets concurrents, comme celui de Globastar, s'inquiètent des retombées économiques que l'échec d'Iridium peut entraîner en donnant une mauvaise image des réseaux planétaires.