Bien que la fusion entre Deutsche Telekom et Telecom Italia ne soit pas totalement officialisée, l'état-major de France Télécom est depuis une semaine en contact permanent avec ses avocats d'affai...

Bien que la fusion entre Deutsche Telekom et Telecom Italia ne soit pas totalement officialisée, l'état-major de France Télécom est depuis une semaine en contact permanent avec ses avocats d'affaires pour examiner tous les contrats passés depuis le début des années 90 avec son partenaire allemand afin de déterminer dans quelle mesure, l'opérateur français pourrait exiger, au nom de la "violation explicite" des accords liants les deux groupes, des dommages et intérêts. Pour sa part, la société allemande prend toutes les précautions pour expliquer qu'elle a prévenu France Télécom de ses discussions avec Telecom Italia et que ce rapprochement ne se fait pas contre France Télécom. Il faut dire que les pénalités risquent d'être très lourdes. Rien que pour la sortie de Wind, Deutsche Telekom devrait verser près de 550 millions de dollars. Deutsche Telekom devrait également dédommager France Télécom. En effet, en 1994, le français a revendu sa filiale allemande InfoAG, spécialisée dans le transport de données contrôlant entre 6 et 8 % du marché allemand, pour pouvoir créer avec son partenaire germanique la société commune Atlas. De plus, si Deutsche Telekom est considéré comme étant à l'origine de la rupture, l'opérateur allemand pourrait se voir contraint de céder ses parts dans Global One "en dessous de leur valeur". (Les Echos - 26/04/1999)