Michel Bon a profité hier des 3 jours de l’industrie organisé par Les Echos et KPMG Peat-Marwick pour faire part de son désir de “baisser le prix des appels entrants” dans la téléphonie mobile. App...

Michel Bon a profité hier des 3 jours de l’industrie organisé par Les Echos et KPMG Peat-Marwick pour faire part de son désir de “baisser le prix des appels entrants” dans la téléphonie mobile. Appeler un mobile depuis un poste fixe coûte plus de 3 F la minute. Pour les opérateurs mobiles dont les tarifs entrants constituent un complément de recette essentiel, cette déclaration à fait l’effet d’une bombe. En effet, si France Télécom peut supporter cette baisse, ses concurrents finançant leur croissance en s’appuyant sur les bénéfices du mobile, seraient très vulnérables. Certains se refusent à croire que France Télécom puisse mettre cette menace à exécution. Pour d’autres par contre, Michel Bon pourrait bien aller jusqu'à sacrifier la rentabilité d’Itinéris pour mieux couper l’herbe sous les pieds de ses concurrents réellement menaçants à moyen terme. Même s’ils trouvent aberrant ce déséquilibre entre appels sortants et entrants, tous les opérateurs savent qu’il leur sera difficile d’augmenter le tarif des communications mobiles. Comme l’explique Michel Bon “d’autant que France Télécom supporte seul l’impopularité des tarifs entrants qui figurent sur la facture de l’abonné. C’est un mouvement que nous devrons faire de conserve avec nos concurrents”. (Les Echos - 09/10/1998)