Dans un entretien au Monde, Michel Bon, le président de France Télécom affirme que "le projet de prise de contrôle de Telecom Italia par Deutsche Telekom constitue une violation caractérisée de nos ...

Dans un entretien au Monde, Michel Bon, le président de France Télécom affirme que "le projet de prise de contrôle de Telecom Italia par Deutsche Telekom constitue une violation caractérisée de nos accords" et qu'il est normal, dans ce cas, que l'entreprise "soit sanctionnée et qu'elle subisse des désagréments" . Michel Bon rappelle que l'accord signé le 1er décembre 1998 entre l'opérateur français et son homologue allemand prévoyait, en cas d'alliance stratégique "une consultation écrite, ce qui n'a pas été fait, et que celui des deux qui envisage un tel mouvement doit proposer à l'autre de s'y associer, ce qui n'a pas été fait non plus". Le terme de violation a, l'après-midi même, été contesté par Deutsche Telekom. Concernant la participation de 2 % détenue par France Télécom dans le capital de Deutsche Telekom, Michel Bon déclare "nous la revendrons". Par ailleurs, le président de France Télécom assure que si "l'activité quotidienne de Global One n'est pas affectée par le mauvais comportement de l'un de ses actionnaires", la question posée est "celle de la présence en son sein d'un actionnaire qui ne respecte pas ses engagements". (Le Monde - Les Echos - La Tribune - 30/04/1999)