Life @ work

Quand le futur du travail ouvre la porte à la diversité

  • 27 Oct
    2017
  • 2 min

La start-up Handshake ambitionne de faciliter l'accès au travail des étudiants, et en particulier à ceux issus des minorités, grâce à sa plateforme.

C'est bien connu, les entreprises de la Silicon Valley manquent de diversité. La plupart d'entre elles, comme Facebook, Twitter, Google ou encore Lyft, publient régulièrement un rapport pour montrer leurs progrès en la matière. Pour les aider dans ce domaine, elles peuvent compter sur ces nouvelles technologies de plus en plus utilisées par les RH. Les chatbots et autres robots-recruteurs par exemple sont ainsi réputées moins biaisés et moins à même de discriminer en raison de l'origine ethnique ou du genre. Des plateformes ont également à coeur de résoudre ce problème. C'est le cas de Handshake. Dès qu'une université rejoint cette plateforme, tous ses étudiants se trouvent dotés d'un profil personnel avec des informations simples (comme le nom et l'année de la fin de leur formation) qu'ils peuvent ensuite compléter à leur gré. Une manière d’être identifiés auprès des potentiels recruteurs. Jusque-là rien d'étonnant. Ce qui distingue Handshake d'autres start-up du secteur est sa volonté affichée d'aider tous les étudiants à trouver du travail, y compris les minorités et ceux dont l'université n'est pas la plus cotée. La plateforme fait ainsi correspondre automatiquement étudiants et opportunités d'emploi ou de stage en fonction de leurs matières et de leurs intérêts. Handshake a également signé un contrat avec huit universités du réseau d'universités traditionnellement noires HBCU (Historically Black Colleges and Universities) et d'autres dont le corps estudiantin est plus représentatif de la population. La start-up, qui a levé 34 millions de dollars au total, permet ainsi à ces étudiants d'avoir plus de visibilité sur le marché du travail. Et donc plus de chances d’être recrutés par une grande entreprise, à la recherche de plus de diversité parmi ces employés. Une source de richesse, d'après un rapport du cabinet de conseil McKinsey.

Rédigé par Sophia Qadiri