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La "Gig Economy" s'inscrit durablement dans le futur du travail

  • 08 Nov
    2017
  • 2 min

Les travailleurs indépendants sont toujours plus nombreux et préfèrent en majorité leur activité à un emploi stable, d'après une récente étude. Est-ce à dire que l'économie à la demande a de beaux jours devant elle ?

24% des Américains ont gagné de l'argent grâce à l'économie à la demande entre juillet 2015 et juillet 2016, d'après une étude du Pew Research Center. Cette économie de plateformes, appelée aussi gig economy (l'économie des petits boulots), n'a rien de temporaire si l'on en croit un récent rapport réalisé par Pymnts.com en collaboration avec Hyperwallet. Le nombre de freelances est en effet en augmentation constante dans le monde du travail et devrait passer de 34% de la force de travail américaine en 2016 à 43% en 2020. Autre symbole fort, 69% des sondés ne quitterait pas leurs petits boulots pour un emploi plus stable. Les travailleurs de la gig economy devraient représenter plus de 677 milliards de revenus aux États-Unis en 2017. Et 84% d'entre eux expliquent qu'ils travailleraient davantage s'ils étaient payés plus vite. L'économie à la demande prend donc de l'ampleur. Mais comment protéger ces employés qui bénéficient d'un emploi du temps flexible, mais rarement des avantages d'un emploi de bureau comme une couverture santé par exemple (habituellement fournie par l'employeur aux États-Unis) ? L'étude cite la proposition de loi d'une élue de l'État de Washington datant de début octobre, qui vise à contraindre les entreprises qui emploient des travailleurs indépendants à contribuer à un fonds de compensation. Si la loi est votée, Uber, Lyft ou encore Instacart devront ainsi participer à couvrir une partie des frais d'assurance maladie, congés payés, retraite et assurance d'indemnisation en cas d'accident du travail, au bénéfice des freelances ou autre auto-entrepreneurs. De quoi résoudre les différends législatifs auxquels font face les entreprises technologiques dont les travailleurs voudraient être requalifiés en salariés pour ces mêmes raisons.

Rédigé par Sophia Qadiri