Ce fut une journée noire hier pour Globalstar, l’un des trois grands systèmes de télécommunications par satellites avec Iridium et ICO, destiné à permettre de téléphoner de n’importe où dans le mond...

Ce fut une journée noire hier pour Globalstar, l’un des trois grands systèmes de télécommunications par satellites avec Iridium et ICO, destiné à permettre de téléphoner de n’importe où dans le monde à l’aide d’un téléphone portable légèrement plus sophistiqué que les “portables” actuels. Société pilotée par les américains Loral et Qualcomm, dont France Télécom et Alcatel sont actionnaires, Globalstar a en effet perdu hier les douze satellites qu’une fusée russe Zenith 2 devait placer en orbite, celle-ci s’étant écrasée au sol quelques minutes seulement après son lancement. Aussitôt, le marché boursier américain sanctionnait le titre Globalstar. Le cours perdait en début de séance 8 dollars, soit près de la moitié de sa valeur. Le principal actionnaire Loral a vu, quant à lui, sa valeur reculer de 23 %. Selon un communiqué de Loral, malgré ce “sérieux revers”, Globalstar devrait être “opérationnel avant la fin de 1999”, ce contretemps ne remettant pas en cause le fonctionnement du système qui peut être opérationnel avec un minimum de 32 satellites au lieu des 48 prévus en “régime de croisière”. Au total, la société a prévu la construction de 64 satellites, dont 8 de remplacement en orbite et 8 en réserve au sol. (Les Echos - Le Figaro - La Tribune - Libération - Le Monde - 11/09/1998)