L'assemblée générale des actionnaires de Telecom Italia, appelée à se prononcer sur toutes une série de mesures anti-OPA, n'a pas pu se tenir ni samedi, ni dimanche, faute de quorum. Seules 22,3 %...

L'assemblée générale des actionnaires de Telecom Italia, appelée à se prononcer sur toutes une série de mesures anti-OPA, n'a pas pu se tenir ni samedi, ni dimanche, faute de quorum. Seules 22,3 % des actions avec droit de vote étaient représentées samedi et 17,3 % dimanche pour la troisième convocation, pourcentages très inférieurs aux 33,3 % nécessaires aux termes des réglementations boursières. Devant cette situation, Telecom Italia a aussi annulé la convocation d'une autre assemblée prévue fin avril, devant se prononcer sur l'OPA sur Telecom Italia Mobile, sa filiale à 60 %. Tout en affirmant qu'il n'avait pas l'intention de démissionner, le directeur général de Telecom Italia, Franco Bernabé a reconnu samedi que "cette situation pourrait se répéter la prochaine fois". Cette situation permet à Olivetti d'avoir désormais les mains libres pour poursuivre son OPA. La société a déposé vendredi son prospectus d'OPA auprès de la Consob. Celui-ci doit encore être complété par divers documents. Toutefois, pour stopper son adversaire, Franco Bernabé dispose encore de trois armes. Il peut se lancer dans une bataille juridique. Il peut rendre son plan anti-OPA plus attractif aux yeux des actionnaires. Enfin, il peut accueillir un "chevalier blanc" bienveillant qui lancerait une contre OPA sur laquelle Olivetti ne pourrait pas rivaliser. (Les Echos - La Tribune - 12/04/1999)