OPA. La bonne tenue du cours de Bourse de Sprint, malgré les turbulences boursières, a provoqué les premières rumeurs d’une possible OPA. Selon de nombreux analystes, cette bonne tenue ne peut s’ex...

OPA. La bonne tenue du cours de Bourse de Sprint, malgré les turbulences boursières, a provoqué les premières rumeurs d’une possible OPA. Selon de nombreux analystes, cette bonne tenue ne peut s’expliquer que par la préparation d’une fusion avec un autre opérateur, et tous de désigner unanimement BellSouth. Contrairement à certains de ses homologues, BellSouth, numéro quatre américain sur le marché local, est pour l’instant resté en dehors du mouvement de concentration. Présent dans les neuf états du sud-est des Etats-Unis, BellSouth dessert 23 millions d’abonnés pour les services de téléphonie locale et 4,5 millions en téléphonie mobile. Un éventuel rapprochement avec Sprint lui permettrait d’entrer plus rapidement sur le marché de longue distance. Toutefois, France Télécom et Deutsche Telekom, détenant chacun 10 % du capital de Sprint, devraient vraisemblablement donner leur aval sur toute opération visant l’opérateur américain. Sprint est également actionnaire dans Global One, la filiale commune spécialisée dans les services aux grandes entreprises européennes. Les dirigeants européens ne semblent pas inquiets de perdre Sprint. Michel Bon s’est ainsi exprimé sur le sujet à plusieurs reprises “soit le nouvel opérateur est d’accord pour travailler avec nous dans Global One, soit nous récupérons la participation de Sprint et cherchons un autre partenaire”. (La Tribune - 29/09/1998)