Lors d'une conférence de presse, Jean-Michel Hubert, le président de l'ART, a déclaré hier à Tokyo que les conditions et les coûts de l'interconnexion au réseau de Nippon Telegraph and Telephone (...

Lors d'une conférence de presse, Jean-Michel Hubert, le président de l'ART, a déclaré hier à Tokyo que les conditions et les coûts de l'interconnexion au réseau de Nippon Telegraph and Telephone (NTT) empêchent la concurrence de s'exercer dans des conditions normales sur une partie du marché japonais "les tarifs d'interconnexion relatifs à l'ISDN (lignes à haut débit utilisées pour Internet) sont supérieurs au prix de détail pratiqué. On ne voit pas, dans ces conditions, comment la concurrence peut s'exercer". Depuis longtemps, l'Union européenne et les Etats-Unis protestent contre les conditions d'interconnexion au réseau de NTT. Les coûts d'interconnexion, selon l'UE, y sont deux à trois fois supérieures au Japon par rapport à l'Europe. Pour leur part, les Etats-Unis affirment que l'écart est encore plus grand par rapport à leur marché. L'ART, à l'occasion de sa première visite dans l'Archipel, a pu constater que les acteurs japonais étaient aussi déterminés à avancer "rapidement dans le développement et la mise en place de la norme de téléphonie mobile de la troisième génération". L'objectif étant d'aboutir en 2001, un peu avant l'Europe (début de 2002). (Les Echos - 23/04/1999)