Deux ans après son lancement, le processus d’adjudication du marché du câble espagnol a été conclu jeudi. Telecom Italia et Endesa, les actionnaires de référence de Retevision, se sont imposés ave...

Deux ans après son lancement, le processus d’adjudication du marché du câble espagnol a été conclu jeudi. Telecom Italia et Endesa, les actionnaires de référence de Retevision, se sont imposés avec des partenaires locaux dans une vingtaine de zones représentant 75 % du marché. Détenu à 32,33 % par le consortium américain Spain Com, 32,45 % par le Banco Santander, 17,6 % par Multitel et 17,6 % par Ferrovial, Cableuropa, opérant sous l’enseigne commerciale ONO, détient les 25 % restants. Divisé en 43 zones, le câblage de l’ensemble du pays représentera plus de 61 milliards de F d’investissements. La vingtaine de sociétés placées sous le contrôle de TI et d’Endesa investiront près de la moitié de cette somme, Cableuropa 11 milliards. Devant devenir à terme le premier opérateur de câble dans l’ensemble du pays, mais devant respecter un moratoire de deux ans avant de pouvoir entrer sur le marché, Telefonica investira les 20 milliards restants. Ce délai de deux ans court à partir du moment de l’adjudication de chaque zone. Pour opérer en Catalogne, Telefonica va donc devoir attendre juillet 1999 et mars 2000 pour Madrid. A la fin de l’année, seuls 500 000 foyers espagnols seront câblés, soit moins de 5 % du marché potentiel. Proposant déjà des bouquets de 25 chaînes de télévision pour 110 F par mois dans une demi-douzaine de villes, ONO a pris un peu d’avance. (Les Echos 23/11/1998)