Après la démission il y a quelques semaines du directeur financier, c'est au tour d'Edward Staiano, le PDG de la société, d'annoncer son départ. Officiellement, cette démission brutale a été motivée...

Après la démission il y a quelques semaines du directeur financier, c'est au tour d'Edward Staiano, le PDG de la société, d'annoncer son départ. Officiellement, cette démission brutale a été motivée par "des différences d'opinions entre le conseil d'administration et lui-même". Mais ce départ est sans doute à rapprocher de l'échec commercial du système. En effet, opérationnel depuis le 1er novembre 1998, Iridium n'est pas parvenu à atteindre l'objectif minimum de 52 000 clients fixé pour la fin du premier trimestre. Après deux mois de commercialisation de son service par une quinzaine de partenaires dans le monde, la société ne comptait que 3 000 abonnés fin 1998. Iridium n'a pas encore réussi à trouver son marché du fait du coût élevé des terminaux et des communications (entre 1,8 et 5,6 euros la minute), des difficultés d'industrialisation des téléphones et des faibles retombées commerciales du réseau de partenaires locaux. John Richardson, l'actuel patron d'Iridium pour l'Afrique, assurera l'intérim dans l'attente de la nomination d'un nouveau PDG. (Libération - 24-25/04 - Les Echos - La Tribune - 26/04/1999)