France Télécom, Cegétel et Bouygues Télécom ont tous trois annoncé clairement que leurs tarifs ne baisseraient plus, sauf promotions ponctuelles ou légers ajustements. Désormais, la concurrence s’ex...

France Télécom, Cegétel et Bouygues Télécom ont tous trois annoncé clairement que leurs tarifs ne baisseraient plus, sauf promotions ponctuelles ou légers ajustements. Désormais, la concurrence s’exercera sur les services et les innovations. Pour conquérir le grand public, les opérateurs se sont livrés depuis deux ans à une surenchère permanente. Ainsi, le coût moyen d’une minute d’appel est passé de 3 ou 4 F à moins de 1,50 F, les téléphones sont descendus jusqu’à …. zéro franc, les packs permettant aujourd’hui de s’équiper à moins de 300 F.

Descendre plus bas coûterait beaucoup trop cher aux opérateurs. Ainsi chez France Télécom, on affirme “notre politique est de diversifier nos services”, idem chez SFR-Cegetel “nous voulons cibler nos offres. Il n’y aura pas de baisses massives”. Connu pour son agressivité commerciale et surtout tarifaire, Bouygues Télécom va mettre aussi le hola “le marché est de plus en plus segmenté. Il y aura encore une tendance à la baisse, mais pour certaines cibles”.

Aujourd’hui plus de neuf millions de Français possèdent un portable. Les prochains lancements viseront surtout des publics précis, comme les nouveaux packs SFR “Direct Live” destinés aux jeunes et “L’Essentiel” aux femmes. Même si des offres attirantes risquent de voir le jour vers Noël, les packs ne descendront pas en dessous des prix actuels (entre 290 et 990 F). (Le Parisien 09/11/1998)