Le gouvernement espagnol ayant fait savoir qu'il utiliserait sa "golden share" (droit de veto) pour empêcher la fusion de Telefonica avec KPN, dont 43 % du capital appartiennent encore à l'Etat néer...

Le gouvernement espagnol ayant fait savoir qu'il utiliserait sa "golden share" (droit de veto) pour empêcher la fusion de Telefonica avec KPN, dont 43 % du capital appartiennent encore à l'Etat néerlandais., Juan Villalonga, le président de l'opérateur espagnol, a dû renoncer à son projet de fusion avec son homologue néerlandais. Pour leur part, Banco Bilbao Vizcaya Argentaria (BBVA) et la Caixa, détenant respectivement 8,75 % et 5 % de Telefonica, voulaient éviter à tout pris une dissolution de leurs participations actuelles. Selon le schéma présenté par Villalonga, Telefonica aurait détenu 62 % de la nouvelle société issue de la fusion avec KPN, contre 38 % pour l'opérateur hollandais. L'Etat hollandais aurait ainsi été le premier actionnaire avec une participation de 17 %, tandis que BBVA et La Caixa n'auraient détenues respectivement que 5 % et 2,5 %. De plus, Juan Villalonga voulait assumer la présidence du nouvel ensemble, tandis que la direction exécutive aurait été confiée à un néerlandais. (Christine Weissrock - Atelier BNP Paribas - 09/05/2000)