Le siège de Cegetel est en ébullition. Les syndicats CFDT, CGT, FO et CFTC ont écrit conjointement au ministère de l'économie, des finances et de l'industrie, pour dénoncer un plan social - le...

Le siège de Cegetel est en ébullition. Les syndicats CFDT, CGT, FO et CFTC ont écrit conjointement au ministère de l'économie, des finances et de l'industrie, pour dénoncer un plan social - le premier dans l'histoire de Cegetel - qui leur a été présenté hier en début de matinée par la direction de l'opérateur.

Au total, ce sont 153 postes qui sont menacés et pour lesquels l'opérateur numéro deux français prévoit des reclassements ou des licenciements purs et simples. La direction de Cegetel a affirmé que la moitié des suppressions de postes se traduirait par des reclassements.

Les dents grincent, parmi les effectifs de l'opérateur. Premier argument : la bonne santé de Cegetel et de SFR au sein du groupe Vivendi, qui profite de la bonne croissance de ces deux entités. Second argument : le ministère de l'économie avait accordé à Vivendi au mois d'août dernier une réduction d'impôts. Celle-ci imposait au groupe de créer des emplois, ce à quoi Vivendi avait répondu par l'affirmative en promettant de créer environ 2100 emplois en France sur les cinq prochaines années.

(Atelier groupe BNP Paribas - 26/11/2004 )