Les autorités européennes ont rendu public hier, leur accord sur la fusion Vodafone-Mannesman (54 millions d’abonnés). Elle sera autorisée sous deux conditions. La première d’entre elles touche les ...

Les autorités européennes ont rendu public hier, leur accord sur la fusion Vodafone-Mannesman (54 millions d’abonnés). Elle sera autorisée sous deux conditions. La première d’entre elles touche les liens du groupe avec Orange, troisième opérateur de téléphonie mobile en Grande-Bretagne (6 millions d’abonnés). Cet opérateur devra être totalement désolidarisé du groupe. Reste à Vodafone-Mannesmann le choix de décider de la manière de s’en séparer. Le groupe n’a pas encore tranché entre une cession à un tiers ou une entrée en Bourse. Dans tous les cas Vodafone-Mannesmann devra envisager une solution financière efficace : le coût des investissements requis pour obtenir les fameuses licences UTMS (téléphone mobile troisième génération) s’élève à 30 milliards d’euros. La bataille avec British Telecom continue… Quelque soit la décision de Vodafone-Mannesmann , France Télécom devrait vite se mettre sur les rangs des acquéreurs potentiels. Orange devrait ainsi trouver facilement preneur. La seconde condition posée par Bruxelles est l’ouverture du réseau Vodafone-Mannesmann aux concurrents du groupe. Le géant mondial du mobile devra proposer à ces concurrents des prix de gros pour accéder à son réseau. La décision de la Commission européenne a été très anticipée par les marchés. Ceux-ci ont très peu réagi à la décision de Bruxelles. (Jean de Chambure - Atelier BNP-Paribas - 13/04/2000)