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Le « Workplace Consulting » à l'assaut de l'open space

  • 02 Mar
    2018
  • 2 min

Le numérique bouscule les méthodes de travail tant sur l'écran des ordinateurs et autres terminaux mobiles que dans l'organisation des espaces de travail. L'open space dans sa forme actuelle doit disparaître.

Si faciliter les échanges entre collaborateurs est le prétexte le plus souvent avancé pour redéployer des équipes en open space, en pratique, il s'agit surtout de gagner des mètres carrés. Une étude Colliers International de 2018 évalue à 15,5 mètres carrés la surface moyenne d'un poste de travail dans une entreprise de la Net économie, secteur dont les acteurs sont les plus friands d'open space. Une surface à comparer aux 19,4 mètres carrés dans le secteur public ou 20,2 mètres carrés chez les avocats et notaires, les secteurs où l'on trouve le moins d'open space. Corolaire direct de cette densité accrue, le niveau sonore est souvent élevé et pousse les employés à porter des casques qui isolent du bruit ambiant mais limitent aussi les communications. Alors que les entreprises privilégient les méthodes agiles dans leurs développements, les outils numériques tels que Skype ou Slack ne suffisent pas. Face à ce besoin de collaboration, mais aussi pour attirer des talents de plus en plus recherchés, les start-uppers comme les grandes entreprises se tournent vers des experts qui réorganisent les espaces pour les adapter à la fois à cette population de millennials et à ces nouveaux besoins de collaboration. Si les bureaux flashy de Google ou Facebook font école, il ne suffit pas de refaire la décoration pour transformer l'open space en machine à collaborer. Les consultants préconisent l'installation d'espaces « lounge » dédiés au travail en mode projet, d'espaces comparables à des Fablabs internes où les salariés vont venir prototyper leurs projets, sans oublier des espaces de silence plus propices à la concentration. L'âge du cublice doit laisser place à celui de l'agilité et de la collaboration et le Workplace Consulting s'y attache aujourd'hui.

Rédigé par Alain Clapaud