Dans un article de sa lettre d'information, intitulé An 2000, réveillez-vous, le GIE Cartes Bancaires révèle que 42,6 % des terminaux autonomes de paiement, soit 243 000 sur les 570 000 recensés au ...

Dans un article de sa lettre d'information, intitulé An 2000, réveillez-vous, le GIE Cartes Bancaires révèle que 42,6 % des terminaux autonomes de paiement, soit 243 000 sur les 570 000 recensés au 1er mai dernier, connaîtront de graves difficultés lors du passage à l'an 2000. Selon le groupement "62 000 ne passeront pas l'an 2000 (...). D'ici à la fin de l'année, 30 000 de ces appareils devront être remplacés et 32 000 pourront être adaptés par modification de logicielle". De plus, 181 000 autres terminaux pourraient subir des anomalies de fonctionnement, risquant de se traduire notamment par des demandes systématiques d'autorisation. Pour 67 % d'entre eux (soit 121 000), une simple modification du logiciel suffirait, pouvant même être réalisée à distance par téléchargement "encore faut-il que cela soit fait à temps". 19 000 de ces machines nécessitent une intervention manuelle revenant notamment à charger la version correctrice du logiciel de fonctionnement. Comme le déplore le groupement, les 41 000 autres "attendent encore une version correctrice qui n'est pas disponible à ce jour". Certains, face à cette situation, pourraient avoir recours aux imprimantes manuelles, dites "fer à repasser". Toutefois, bon nombre d'entre elles ne seraient d'aucune utilité à partir du 1er janvier prochain, le radical du siècle (19) étant fixe. Le GIE a diffusé à ses adhérents la liste des terminaux agréés, capables de franchir le cap de l'an 2000, et mis à leur disposition un numéro vert "un terminal qui ne serait pas sur cette liste doit inciter son utilisateur à prendre contact rapidement avec sa banque afin d'établir un diagnostic plus précis et de s'assurer qu'il existe bien une version correctrice". Si l'AFB admet que la situation est préoccupante, les associations de consommateurs sont, quant à elles, très inquiètes "si se dessine le blocage d'une partie des distributeurs, il sera délicat de conseiller aux gens de se rabattre sur le paiement par chèque à l'heure même où on leur dira qu'on prépare l'instauration des chèques payants. (...) De plus, un éventuel manque d'argent liquide en janvier prochain peut avoir de graves conséquences sur le commerce et la consommation alors que débute la période des soldes". Pour le GIE, les 30 000 distributeurs de billets testés en permanence, les systèmes interbancaires et les cartes elles-mêmes ne courent aucun risque. Les commerçants peuvent encore s'équiper, moyennant 3 000 F environ, de la nouvelle machine capable de passer les caps du millénaire, de l'euro et de l'évolution des services bancaires. (La Tribune - 16/06/1999)