Hackez la ville, c'est l'initiative de la mairie de Paris et du Paris Region Lab de tester de nouveaux mobiliers intelligents au paysage urbain en y associant des solutions numériques pensées par des développeurs extérieurs qui souhaitent s'intégrer aux projets.

Au commencement, un appel à projet lancé par la Ville de Paris en 2010 invitait des professionnels à repenser le mobilier urbain intelligent. Cinquante dossiers ont été reçus, 40 retenus. "Parmi ces 40 projets testables sur le territoires, une vingtaine peuvent accueillir des services numériques." C'est là qu'interviennent les développeurs, étudiants, entrepreneurs ou toute personne inspirée qui souhaitent s'associer à un projet et proposer des solutions numériques à ces mobiliers urbains. 

"Les parisiens participent aussi à l'aventure. Les projets seront exposés durant six mois et les habitants sont invités à donner leur avis sur ces produits via un module participatif intégré par une jeune start-up, Yes Future", explique Jean-Louis Missika, élu NTIC à la mairie de Paris. 

Pour les concepteurs des mobiliers urbains, une vitrine grâce à l'expérimentation sur le territoire, pour les développeurs, le moyen de s'investir dans un projet collaboratif, pour les parisiens, de tester des technologies innovantes et pour la Ville de Paris, d'imaginer quelles seront les demandes de demain. L'initiative se terminera le 2 juillet après délibération du jury qui attribuera des lots allant jusqu'à 15 000 euros. 

Tous les projets ne sont pas encore en place mais devraient s'installer dans les jours qui viennent. Parmi eux, l'Atelier a retenu des initiatives telles que ModuloWatt (photo), qui permet le rechargement des véhicules électriques plus simple et plus sécurisé ou encore le concept Abribus, développé par JC Decaux, qui connecte les voyageurs avec les informations de leur réseau de transports grâce à un écran tactile ou encore une connexion wifi gratuite. 

Rédigé par Marion Auvray