l’information”. Le ministre de la fonction publique, Emile Zuccarelli, présent aujourd’hui au salon Multimediaville, devrait tirer les premiers enseignements de l’utilisation des nouvelles technol...

l’information”. Le ministre de la fonction publique, Emile Zuccarelli, présent aujourd’hui au salon Multimediaville, devrait tirer les premiers enseignements de l’utilisation des nouvelles technologies dans les administrations. Alors que l’Etat doit “par son exemplarité jouer un rôle d’entraînement”, un rapport de la “Mission pour l’utilisation des nouvelles technologies” dresse un tableau peu satisfaisant de l’état d’avancement des travaux dans chacun des ministères. Neuf ministères seulement ont rendu avant l’été, dans les délais imposés, leur rapport concernant à la fois les actions entreprises et un calendrier des mesures à venir. Les Finances, la Culture, l’Environnement, les DOM-TOM, les services du premier ministre ont accusé plusieurs mois de retard. Tout en soulignant “une indéniable volonté d’avancer”, les rédacteurs du rapport constatent que certains projets se réduisent à “de simples idées”, tandis que d’autres “encore peu nombreux, essaient d’identifier les coûts et le calendrier”. Les administrations ont surtout réalisé les efforts les plus importants pour leurs besoins internes “quasiment tous les ministères ont au moins un embryon de messagerie et d’Intranet”. Le réseau interministériel unifié devrait être achevé dans le courant 1999. Selon le rapport, les administrations ne sont pas encore suffisamment “à la recherche des attentes des usagers”. Non seulement, les sites des ministères doivent encore proposer des services nouveaux, mais la mise en ligne de tous les formulaires administratifs est loin d’être réalisée, alors qu’elle devait s’achever fin 1998. Tous ministères confondus, seuls 99 formulaires sont aujourd’hui disponibles. Concernant les paiements en ligne, en particulier les impôts, les administrations sont généralement au point mort attendant que soient réglés les problèmes de sécurité et d’authentification des paiements. Le rapport constate enfin que “la dimension budgétaire est absente des dossiers”. Le financement de cette modernisation a simplement été prévu par “le redéploiement des crédits déjà existants. Ce qui semble insuffisant”. (Le Figaro - 1er/10/1998)