Prenons la critique d'Aurélien Ferenczi dans Télérama sur In the Air, troisième film de Reitman (Jason, et oui, c'est malheureusement Ivan qui a réalisé Ghost Buster). Poursuivons avec une parenthèse avant d'aborder la partie high-tech de ce post, qui justifie sa présence ici. Aurélien, est-ce "qu'accepter ou non de vivre seul, bâtir ou pas un foyer" peut vraiment être qualifié de "dilemme (...) nettement moins fort que le droit à choisir ou non de fumer" ? Ou alors, soyons plus précis, en fonction de quelle tranche d'âge du public peut on l'affirmer.

Ce n'est pas fini : " le credo du héros sont relativement attendues : rencontre amoureuse, formation d'une jeune collègue, famille oubliée qui se manifeste". Combien de films très réussis sont basés sur ces ingrédients ? Ou dit autrement, si l'on considère un film de Rohmer juste du point de vue de son scénario, quelles horreurs aller vous proférer à son sujet ?

Et cette chute, Aurélien : "Qui plus est, voir George le séducteur se faire larguer par une fille dont il tombe imprudemment amoureux, c'est un moment en forme de revanche qui se savoure". Bon, c'est un peu hors sujet, mais la chute de la chute, Aurélien : "quel que soit le sexe du spectateur". Tse tse. Ça, c'est vraiment super faux-cul, non ? Bon, c'est en finit. Ce que je retiens de tout cela ? Prenez ce métier d'outsourcing du licenciement - "George Clooney, cadre sup qui circule (...) pour virer des inconnus en lieu et place de DRH lâches" - n'est pas glorieux mais assure au personnage une reconnaissance et une prestance sociale. Dont font partie les miles des compagnies aériennes, ou la fréquentation des hôtels normés de luxe.

La problématique, donc, est comment ce job valorisant à sa façon devient finalement ennuyeux, répétitif et bas de gamme avec l'introduction des nouvelles technologies. Lecteur assidu, tu te demandes de te pincer pour savoir si tu rêves : L'Atelier négatif sur les nouvelles technologies ? Non, rassure toi, je ne suis que le nègre d'une proche qui n'a pas envie de se faire une e-reputation. Qui se fout de son personal branding sur la toile. Donc n'écrit pas, même quand ses propos font tilt. Tout ce qui précède n'est pas de moi, ce qui me permet donc de rester in fine dans une positive attitude high tech. Et d'avoir même le culot de citer du Phil Collins, ce qui est lamentable.

Rédigé par Renaud Edouard-Baraud
Directeur général de L'Atelier BNP Paribas Asia