encore préparés. Directeur de recherche européen au Gartner Group sur le programme “An 2000”, Andy Kyte estime “la France est en mauvaise position pour le passage à l’an 2000, mais elle n’est pas ...

encore préparés. Directeur de recherche européen au Gartner Group sur le programme “An 2000”, Andy Kyte estime “la France est en mauvaise position pour le passage à l’an 2000, mais elle n’est pas dans la pire des situations”. Selon une étude récente réalisée par cet institut auprès de 15 000 entreprises dans plus de 80 pays “les vrais problèmes parmi les pays industrialisés se situeraient plutôt du côté du Japon et surtout de l’Allemagne”. Un très grand nombre de systèmes informatiques devrait, selon les experts, prendre le 1er janvier 2000 pour ... le 1er janvier 1900, entraînant ainsi succession d’erreurs et d’accidents. Andy kite explique que “certains problèmes vont même se poser dès l’année 1999”. Toutes les commandes, par exemple, passées en avance prendront déjà en compte cette date de l’an 2000. La principale cause du retard au Japon provient de l’importance accordée à la crise financière et à la dérégulation des marchés. La principale raison du retard en Europe serait la concomitance entre le passage à l’euro et celui de l’an 2000 “un grand nombre de patrons européens estiment encore que le passage à l’an 2000 est un problème qui touche d’abord l’industrie informatique. Ils veulent préparer en premier lieu le passage à l’euro”. Mais toutes les entreprises ne sont pas au même niveau “globalement, les grandes entreprises financières en France, comme ailleurs, sont très sérieuses sur ces dossiers”. Les analystes expliquent les différences entre les pays par une implication plus ou moins importante des pouvoirs publics, comme le souligne Pierre Dellis, délégué général de Syntec Informatique “Aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et en Hollande, le problème a été envisagé au moins un an avant la France. Les plus hauts personnages de l’Etat ont pris fait et cause pour le règlement de ce problème, Clinton, Al Gore ou Tony Blair” et les sommes engagées sont “sans commune mesure avec celles débloquées en France”. La dispersion des pouvoirs en Allemagne “entre des gouvernements régionaux très puissants” est la principale raison de “progrès encore moins visibles”. Le retard pris par les pouvoirs publics porte également sur le règlement du problème dans les administrations. Selon Pierre Dellis “il semble bien qu’un certain nombre de grandes administrations n’a pas encore achevé l’inventaire des problèmes”. (Le Figaro - 16/09/1998)