En fin de semaine dernière, nombre d’internautes allemands ont assisté à l’invasion de leur boîte aux lettres électroniques par des courriers indésirables d’un genre nouveau : ceux-ci délivraient...

En fin de semaine dernière, nombre d’internautes allemands ont assisté à l’invasion de leur boîte aux lettres électroniques par des courriers indésirables d’un genre nouveau : ceux-ci délivraient des messages haineux à l’intention des étrangers et enjoignaient la population allemande de se préserver des métissages (voir article du 11.06.2004).Coïncidence : la France accueille aujourd’hui et demain une conférence placée sous les auspices de l’OSCE, l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, sur le thème des relations entre propagande raciste, xénophobe et antisémite sur Internet et les « crimes inspirés par la haine ». Les travaux des participants (55 pays membres, 6 pays partenaires et des personnalités comme Robert Badinter, Simone Veil, etc.) porteront essentiellement sur la manière de « concilier la nécessaire régulation de la circulation de l'information sur Internet et la liberté d'expression ». Le ministre français des Affaires étrangères Michel Barnier a ouvert la conférence en précisant que de son côté la France comptait bien réprimer les messages dédiés à l’intolérance et au racisme. Un point sur lequel les politiques français risquent de se heurter à leurs homologues américains, qui au nom du respect total de la liberté d’expression tel qu’inscrit dans la Constitution des Etats-Unis s’opposent à une quelconque régulation d’Internet par les autorités. Michel Barnier a cité une étude de l’OSCE, selon laquelle le nombre de sites violents et extrémistes avait augmenté de 300 % entre 2000 et 2004. La solution selon lui ? Associer les Etats, les ONG (Organisations Non Gouvernementales) et les FAI (Fournisseurs d’Accès à Internet) dans la lutte contre l’existence de tels sites.(Atelier groupe BNP Paribas - 16/06/2004)