On n'a pas toujours des choses intéressantes à dire, surtout après 14 heures de vol entrecoupées de turbulence, de chocolat à l'eau marronasse et de visionnages de bluettes et block busters qui auraient été regardables si le réseau avait été de meilleure qualité. Et ne passait pas son temps à découper ces films passionnants en morceaux de puzzle. Intéressant de voir apparaître, alors qu'on regarde avec un plaisir coupable un film avec Catherine Heigel - la folie des hauteurs hein... - une silhouette sanguinolente et la trogne un peu ahurie d'un Tom Hanks qui n'a toujours pas compris pourquoi il se retrouvait sur le plateau d'Ange et Démon, si ce n'est pour le chèque.

Mais je voulais malgré tout faire partager mon arrivée à Cape Town, arrivée encore un peu abstraite puisque je n'ai encore aperçu que l'autoroute et le quartier du Convention Center où est mon hôtel. En fait, je voulais surtout mettre en avant mon côté spartiate, mon dédain du luxe et mon goût pour les choses essentielles. Oui, tout ça. Non pas parce que, une fois arrivée, on m'a dit que le seul endroit où manger dans le coin était un KFC et que le mot chicken compris dans le nom du fast food rétrécit d'un coup mon horizon culinaire. Non pas parce que, du coup, mon premier repas a été constitué d'un cornet de frites et d'un bun... nature (apparemment il n'y a vraiment que du poulet au KFC).

Non, mais parce que dans ma chambre, j'ai une baignoire, une douche, un four, un lave linge, deux TV et même un lave-vaisselle. Mais pas Internet.

Rédigé par Mathilde Cristiani
Head of Media