L'ONU lance un système pour recenser et partager les informations relatives aux crimes contre la vie sauvage. L'Interpol des animaux est en marche...

L'ONU lance un système pour recenser et partager les informations relatives aux crimes contre la vie sauvage. L'Interpol des animaux est en marche!
 
L'Université des Nations Unies (UNU), en partenariat avec l'IFAW (International Fund for Animal Welfare), part à l'assaut des crimes contre les animaux et la flore sauvages. Elle lance Wildlife Enforcement Monitoring System (WEMS), un système qui complète et améliore les capacités de la base de données partagées d'Interpol, Ecomessage.
 
Sensibiliser les particuliers
 
Le dispositif, qui vient de passer avec succès la phase pilote, collecte, analyse et répartit les informations concernant les crimes perpétrés contre la vie sauvage. En effet, selon Reuters, le trafic illégal d'animaux et de plantes représente pas moins d'un demi milliard de dollars.
 
Principal intérêt du système: relayer des données en provenance d'organisations privées. Une initiative intéressante quand on sait que la base de données du système Interpol est composée d'informations officielles délivrées par les autorités nationales, seules à pouvoir y accéder.
 
Une base centrale mais ouverte
 
Au contraire, le système WEMS partagera ses informations avec le public. Cette initiative devrait permettre à la société civile de détenir un certain pouvoir sur le devenir de la vie sauvage.
 
Autre avantage: la simplification des procédés de coordination et l'amélioration de la communication entre les différentes cultures. "Ce projet permettra de répondre au problème récurrent de la collecte, de la répartition et de l'analyse des informations", explique Remi Chandran, assistant de recherche au bureau du recteur de l'UNU.
 
(Atelier BNP Paribas – 05/06/2007)