Si vous vous intéressez au Brésil pour autre chose que son foot (mon dieu, délivrez nous du mal qui faut encore subir jusqu'au 11 juillet), vous devez savoir que début octobre 2010, une journée après la Nuit Blanche parisienne, se déroulera une petite élection. Seront en effet élus le président de la république, les députés et une partie des sénateurs. Sans oublier les gouverneurs régionaux. Peccadilles que tout cela, mais je vais tout de même vous en parler.

D'où la création de BOVAP, soit le marché des valeurs politiques, mais en portugais et en acronyme, ce qui explique pourquoi l'on ne parle pas de MAVAP. Vous pensez à une initiative partisane type Coopol ou équivalent UMP pour créer du possible ? Non, que pouic, il s'agit en fait d'une proposition neutre pour l'épiderme, puisque lancée par la société de courtage en bourse Souza Barros.

Cela sert à quoi ? À acheter et vendre des actions de responsables politiques, dont celles du président. Cela sert à quoi ? À sensibiliser les électeurs aux affaires financières. Cela sert à quoi ? À faire de la pub pour Souza Barros, Câmbio e Títulos, et son président, Carlos. OK, je badine, là, mais faire de l'éducation politique, c'est sérieux. J'enfonce des portes ouvertes ?

Pas sur, regardez l'étude publiée dans le Journal of Nonverbal Behavior par des chercheurs de l'université américaine de Princeton et une plus anglaise. Selon leurs observations, un vote se décide principalement en fonctions de critères non rationnels, comme l'apparence des politiciens. Et plus précisément leur attractivité physique et un critère que j'aime beaucoup du fait de son intitulé : la "facial maturity". À noter que pour arriver à cette conclusion, les deux chercheurs ont mis en place un modèle pour identifier les caractéristiques physiques qui sont associées à des compétences intrinsèques.

Rédigé par Renaud Edouard-Baraud
Directeur général de L'Atelier BNP Paribas Asia