cybernétiques. Selon une enquête effectuée par le quotidien Folha de Sao Paulo, le Brésil compte 2,1 millions de surfeurs ce qui le place à la huitième place mondiale, devant l’Espagne, l’Italie et...

cybernétiques. Selon une enquête effectuée par le quotidien Folha de Sao Paulo, le Brésil compte 2,1 millions de surfeurs ce qui le place à la huitième place mondiale, devant l’Espagne, l’Italie et la France. Le Web représente dans ce pays un chiffre d’affaires de 2 milliards de dollars (12 milliards de F environ).

Pour expliquer ce succès, le directeur de Cadé, un des premiers serveurs brésiliens, Fabio de Oliveira affirme “notre peuple se passionne pour les innovations qui viennent de l’étranger”. Pourtant, dans ce pays le développement du Web connaît quelques difficultés “la mauvaise qualité du réseau téléphonique empêche certaines personnes d’avoir accès à Internet et les images mettent du temps à se reconstituer sur l’écran”. Aujourd’hui, six millions de personnes possèdent un ordinateur et moins de 15 % des foyers ont le téléphone. Comme l’indique Caio Tulio Costa, directeur général de l’Universo On Line (UOL), le plus important serveur latino-américain “nos 17 millions de lignes devront doubler d’ici à 2003 grâce à la privatisation de Telebras”. En expliquant que les câblo-opérateurs brésiliens réalisent des expériences afin de se passer d’ordinateur pour surfer, Antonio Rosa Neto, le président de l’Association des médias interactifs indique “A Brasilia, il existe une entreprise qui a recours au MMDS (micro-ondes) pour offrir aux foyers possédant une mini-parabole l’accès à Internet”.

Cette année, la part du Web dans les recettes publicitaires est de 1 %, soit 100 millions de dollars. Grâce à la publicité, un certain nombre des 1 000 serveurs recensés au Brésil enregistrent déjà des bénéfices. UOL, créé il y a seulement deux ans, possède un portefeuille de 100 annonceurs et 700 000 abonnés générant chaque jour près de 40 millions de hits. (La Tribune - 03/09/1998)