Au Maroc, un filet « Cloud Fisher » parvient à transformer le brouillard en eau. Un moyen d’augmenter les ressources en eau des pays en développement et des régions arides.

Et du brouillard naquit l’eau potable…

L’eau est plus que jamais cet “or bleu” dans un monde qui fera face à un « déficit hydrique de 40% »  à horizon 2030 selon les Nations Unies. En 2015, 748 millions de personnes restaient encore privées d’accès à l’eau potable. Cette situation touche particulièrement les pays en développement et les régions arides et désertiques pour lesquelles la sécheresse est un problème majeur. C’est le cas du Maroc.

Là-bas, un filet prénommé « Cloud Fisher » et inventé par l’entreprise allemande Aqualonis, capture le brouillard pour le transformer en eau potable. Semblable à une immense toile d’araignée de 17 000 m² et dressé sur les hauteurs de l’Atlas,  il capte en 24 heures, l’équivalent de 36 000 litres d’eau pour alimenter 800 personnes dans leurs besoins quotidiens : toilettes, alimentation, agriculture. Grâce à un phénomène d’attraction, il piège la rosée, en canalise les gouttes puis les collecte dans des cuves en contrebas.

On trouve la présence de tels filets sur le continent Africain, précisément en Erythrée. Peter Trautwein, le directeur d’Aqualonis envisage leur extension en Australie, au Chili ainsi qu’en Californie. Etonnamment, en plus de permettre un accès décent à l’eau potable, ces toiles soulagent les jeunes populations, qui peuvent consacrer du temps à leur éducation. Car, avant l’installation de ces filets, les enfants pouvaient passer jusqu’à 6 heures de leur temps à collecter l’eau par des biais qui ne portaient que peu leurs fruits. Ainsi, scolarisation, réduction du stress hydrique, augmentation des ressources et amélioration de la qualité de vie, voilà toutes les ficelles du Cloud Fisher, le « pêcheur de nuages. »

 

Rédigé par Laura Frémy
Journaliste