La société de services informatiques estime que le coût global de l’adaptation des systèmes informatiques pour le passage à l’an 2000 s’élèvera en France à 176 milliards de F, dont 59 % en main-d’œu...

La société de services informatiques estime que le coût global de l’adaptation des systèmes informatiques pour le passage à l’an 2000 s’élèvera en France à 176 milliards de F, dont 59 % en main-d’œuvre, 21 % en logiciels, 18 % en matériels et 2 % en électronique. La dépense an 2000 représente entre 25 et 50 % du budget informatique annuel pour 41 % des entreprises et entre 75 et 100 % pour 29 % d’entre elles. Le gouvernement évaluait la facture le mois dernier entre 50 à 100 milliards de F. L’apparition de problèmes nécessitant un changement de matériel informatique dans certaines entreprises, explique cette inflation, selon Paul Hermelin, membre du directoire de Cap Gemini. 68 % des entreprises américaines ont déjà pris des mesures, contre 48 % en Europe. Selon le dernier “Index Millenium” de Cap Gemini, seules 58 % des entreprises françaises ont mis en place un “plan an 2000”, 29 % se déclarent “non concernées par le problème”. Tous en étant conscientes des risques, 13 % avouent n’avoir entamé aucune procédure de rénovation. Paul Hermelin, président de Cap Gemini France explique “pour celles qui n’ont pas encore démarré, il est encore temps, à condition de se concentrer sur les applications critiques”. Les entreprises de moins de 150 salariés sont les plus fragiles. 61 % d’entre elles s’estiment “non concernées” par l’échéance et 35 % pensent avoir “un problème an 2000” sans pour autant avoir prévu des mesures de correction. Malgré leur faible niveau d’informatisation, Cap Gemini estime que la situation de ces entreprises est “délicate”. Par ailleurs, près de 30 % des entreprises n’ont pas l’intention de tester leurs nouvelles installations. 80 % d’entre elles n’ont aucun doute sur le fonctionnement de leurs applications critiques. Finalement, plus de 60 % des entreprises françaises estiment passer l’an 2000 sans encombre, 18 % seulement anticipent un léger problème pouvant être résolu dans le délai d’une semaine à un mois. (La Tribune Les Echos - 16/12/1998)