Dans le cadre de son projet d’e-gouvernement, la Belgique décide en juillet 2001 d’introduire la carte d’identité électronique. A ce jour, 70 000 cartes ont déjà été délivrées par les 11 communes...

Dans le cadre de son projet d'e-gouvernement, la Belgique décide en juillet 2001 d'introduire la carte d'identité électronique. A ce jour, 70 000 cartes ont déjà été délivrées par les 11 communes sélectionnées pour le projet pilote. Au vu des résultats positifs de cette première phase, le Conseil des Ministres belge a décidé d'équiper l'ensemble des citoyens et les 578 communes restantes d'ici 2005.
L'objectif du gouvernement belge est de simplifier les services administratifs et d'améliorer les contacts entre les citoyens et l'administration. Une puce électronique se trouvant au recto de la carte permet d'actualiser les informations sur le propriétaire de la carte, en utilisant les standards PKI (Public Key Infrastructure) les plus rigoureux.
Grâce à des capacités d'identification à distance , la carte pourra, dans un premier temps, être utilisée dans le cadre d'applications réalisées par les services publics. De leur côté, les entreprises privées (les banques, par exemple) développent également des services qui utiliseront l'identification électronique de leurs clients. L'identification à distance s'effectuera à l'aide d'un certificat se trouvant dans la puce de la carte : le propriétaire pourra apposer des signatures digitales pour certifier l'authenticité des données envoyées.
Pour son projet de carte d'identité, la Belgique a fait appel à la société Steria, qui travaille déjà avec 50 ministères et 60 organismes publics en Europe (administrations des douanes danoise et norvégienne, la police norvégienne et suédoise, les ministères espagnols du Travail, de l'Economie ou de la Santé, la municipalité anglaise de Norwich, la Marine Nationale française, le Ministère de l'Intérieur belge, le Ministère de la Justice anglais, le Ministère de l'Economie et des Finances français…). (Atelier groupe BNP Paribas – 07/09/2004)