concrètes. Bernard Maniglier, vice-président Europe de Compaq "applaudit des deux mains". Tout en précisant que "rattraper le retard dans les nouvelles technologies doit être la prioriété nationale,...

concrètes. Bernard Maniglier, vice-président Europe de Compaq "applaudit des deux mains". Tout en précisant que "rattraper le retard dans les nouvelles technologies doit être la prioriété nationale, car c'est comme cela que nous créérons des emplois", il met toutefois en garde contre la tentation d'alourdir les impôts et les règlementations pour y parvenir. En espérant que les industriels seront associés au débat public prévu par Lionel Jospin, Jean-Christope Castelain, directeur marketing et communication de la filiale française de Microsoft se réjouit, quant à lui, "de la priorité mise sur l'informatisation des écoles qui est notre cheval de bataille". Le PDG du groupe A Jour qui édite notamment Le Quotidien du Multimédia et Internet professionnel, Michel Fantin s'étonne, pour sa part, qu'entre le discours du premier ministre et les 22 emplois proposés par Martine Aubry "un seul soit consacré aux nouvelles technologies de la communication". Chez IBM France, Bernard Dufau son PDG estime qu'en "mettant l'accent sur l'école, le commerce électronique, la sécurité des réseaux, Lionel Jospin aborde les vrais problèmes". Mais il faut faire vite. Or la rapidité du changement dépendra de la vitesse d'évolution du Minitel qui a été un atout mais constitue aujourd'hui un frein. Réunis au sein de l'Aftel (l'Association française de la télématique multimédia), les professionnels de la Télématique sont satisfaits de la position de Lionel Jospin et se déclarent favorables "à toute mesure visant à assurer la continuité et la complémentarité de la télématique française vers les autoroutes de l'information". Toutefois, s'ils approuvent les mesures de développement rapide du multimédia dans les écoles, ils estiment urgent "de faire entrer aujourd'hui -et non dans l'avenir- l'entreprise dans le monde des technologies de l'information", cela "constitue la priorité absolue du moment". (Le Figaro - Les Echos - 28/08/1997)