Une bonne nouvelle avant d'entamer ce week-end, dédiée spécifiquement aux lecteurs désoeuvrés qui nous lisent en plein milieu d'après-midi parce qu'ils ne sont actuellement pas en poste : un chômeur de longue durée aura du mal à récupérer son niveau de salaire dans son prochain travail.

Ce n'est pas moi qui le dit, mais l'université d'Alcala, qui, dixit le responsable de l'étude, Gabriel Serrano, "[voulait] définir les effets de l'absence d'emploi et de l'inactivité sur les salaires, et voir s'il était possible de réaliser des groupes distincts de pays". Et pour le faire, les chercheurs ont regardé les différentes politiques institutionnelles sur les marchés du travail des pays étudiés, ainsi que les systèmes de protection sociale en place.

Résultat : mieux vaut être au chômage au Royaume-Uni, en France et en Allemagne qu'en Espagne, en Italie ou au Portugal.

Heureusement, expliquent les chercheurs à la fin du communiqué, toutes les conclusions de l'étude ne sont pas négatives. Et que bonne nouvelle, la diminution de salaire due à une période de chômage n'est pas permanente. Même si les professionnels ayant été remerciés touchent environ 7 % de moins que leurs confrères jamais détrônés, la différence s'estompe sur environ une année.

J'aime ce sursaut d'optimisme crispé. Un peu comme on se force à sourire devant un moribond en lui disant que bien sûr d'ici quelques jours, on part tous à la campagne, et qu'il recourra bientôt comme un cabri. Sur ce, bon week-end.

Rédigé par Mathilde Cristiani
Head of Media