2000, chaque élève, de la maternelle à l'université, devra pouvoir accéder au multimédia et à Internet. Ce plan ambitieux, financé pour partie à hauteur de "plus d'1 milliard de francs par an" par l...

2000, chaque élève, de la maternelle à l'université, devra pouvoir accéder au multimédia et à Internet. Ce plan ambitieux, financé pour partie à hauteur de "plus d'1 milliard de francs par an" par l'Etat, coûtera au total 15 milliards de F environ sur trois ans à la collectivité. Pour ne pas renouveler les erreurs du passé, Claude Allègre entend former et sensibiliser les enseignants, équiper les établissements, aider au développement d'une industrie multimédia éducative. Les nouvelles technologies vont devoir être "partie intégrante" de la démarche pédagogique et non un but en soi "le pari n'est pas automatiquement gagné à l'avance, car ce n'est pas un problème de branchement ni de tuyau". Pour former les enseignants, les Instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM) ont été équipés "en urgence". Une centaine de postes ont ainsi été dégagés pour y enseigner les nouvelles technologies et recycler les professeurs déjà en poste. 1 000 Ater (attachés de recherche) vont les épauler. Compte tenu de l'évolution ultrapide des matériels, les collectivités territoriales sont invitées à "privilégier la location". Elles seront aidées par un fonds de soutien créé par l'Etat qui s'engage à compenser les inégalités sur le terrain. France Télécom fera bénéficier l'Education nationale d'un "tarif exceptionnellement bas, trois fois inférieur au tarif public". Ainsi, 10 micro-ordinateurs connectés 10 heures par jour coûteront 5 800 F par an "soit 40 F par élève et par an". De plus, mis en place à la direction de la technologie du ministère, un guichet unique concentrera les investissements destinés aux projets de produits multimédias éducatifs. Une société de capital-risque encouragera la création de PME-PMI. L'Anvar pilotera les appels à candidatures. Les enseignants eux-mêmes sont invités à se lancer dans la création d'entreprises. Par ailleurs, un groupe de travail réunissant des industriels du multimédia et des spécialistes de l'Education nationale devra proposer, avant trois mois, des solutions de raccordement par satellite des écoles à des réseaux à haut débit. L'Education nationale entendant jouer les chefs d'orchestre sur son réseau Educnet, les recteurs vont devoir bâtir un plan de développement des nouvelles technologies à l'échelle de leur académie et coordonner l'action des différents partenaires. Un "correspondant" nouvelles technologies devra être désigné, d'ici à mars prochain, dans chaque établissement. (Les Echos - La Tribune - Le Figaro - Libération - 18/11/1997)