Le torchon continue de brûler entre Bruxelles et Microsoft ! Jeudi, la Commission européenne a remis la pression sur l'éditeur de logiciels, toujours sur la même affaire. En mars 2004, Bruxelles...

Le torchon continue de brûler entre Bruxelles et Microsoft ! Jeudi, la Commission européenne a remis la pression sur l'éditeur de logiciels, toujours sur la même affaire. En mars 2004, Bruxelles concluait après cinq années d'enquête que Microsoft avait enfreint les règles de concurrence communautaires en abusant de son quasi-monopole sur le marché des systèmes d'exploitation pour PC.

Infligeant alors une amende de 497 millions d'euros à la firme de Redmond (payée par Microsoft depuis), la Commission européenne avait pris deux mesures correctives. Microsoft se devait de divulguer à ses concurrents les informations sur les interfaces nécessaires pour que leurs produits puissent dialoguer avec le système d'exploitation Windows, et de proposer aux équipementiers une version de son système d'exploitation Windows qui ne comprenne pas le lecteur Windows Media

Fin janvier, Microsoft sortait cette nouvelle version, qu'il baptisait alors " Reduced Media Edition ". Une attitude qui a provoqué l'ire de la commission : ses représentants ont estimé que cette appellation rendrait la version moins attrayante que celle qui inclut le Media Player. Ils enjoignaient donc Microsoft de trouver autre chose.

Cette semaine, Bruxelles est de nouveau revenu à la charge. Jonathan Todd, porte-parole de la Commission européenne a déclaré que l'institution avait "de sérieux doutes sur l'application par Microsoft du remède d'interopérabilité". Si ces doutes venaient à se confirmer, ils pourraient coûter à Microsoft 5 % de ses ventes mondiales quotidiennes , par jour de non-respect du remède imposé.

(Atelier groupe BNP Paribas - 18/03/2005)