Les yeux tournés vers le conseil d’administration de Peoplesoft, tout le monde retient son souffle. Il ne tient plus qu’à ses membres que l’éditeur de progiciels soit racheté par son concurrent...

Les yeux t ournés vers le conseil d'administration de Peoplesoft, tout le monde retient son souffle. Il ne tient plus qu'à ses membres que l'éditeur de progiciels soit racheté par son concurrent Oracle. Des mois après le début de l'affaire « Peoplesoft versus Oracle », c'est un nouvel obstacle à l'acquisition qui vient de tomber.

La Commission européenne a donné son accord, mardi, à la fusion des deux groupes. La nouvelle fait suite à la décision, rendue par le ministère américain de la Justice, de ne plus s'opposer au rachat. Quelques semaines auparavant, il faut dire qu'un tribunal américain avait autorisé Oracle, contre la décision de l'instance gouvernementale, à poursuivre son OPA.

La Commission européenne, quant à elle, a annoncé qu'elle avait étudié les conséquences du rachat sur le secteur des progiciels de gestion ; elle en a finalement conclu que la réduction du nombre d'éditeurs de 3 à 2 ne nuirait pas à la concurrence et ne porterait pas atteinte aux consommateurs .

Reste donc à attendre les réactions de Peoplesoft, qui a simplement précisé dans un communiqué que sa direction examinera les implications de cette décision de la Commission européenne. Aujourd'hui, l'offre de rachat d'Oracle s'élève à 7,7 milliards de dollars et reste valable jusqu'au 5 novembre prochain.
(Atelier groupe BNP Paribas - 27/10/2004)