Cuba croirait-il aux vertus de l'open source? Le gouvernement cubain, en écho à son homologue vénézuélien, recommande l'installation de systèmes libres dans les administrations. Mais l'initiative...

Cuba croirait-il aux vertus de l'open source? Le gouvernement cubain, en écho à son homologue vénézuélien, recommande l'installation de systèmes libres dans les administrations. Mais l'initiative est loin d'être philanthropique. Car le premier but de cette intégration du libre vise à se débarrasser des systèmes propriétaires américains accusés, selon Cuba, de brider l'accès du pays au Web.
 
Lors de la Convencion y Expo Internacional Informàtica qui s'est tenue à La Havane du 12 au 16 février, le ministre cubain de la communication, Ramiro Valdès, a en effet annoncé soupçonner Microsoft de collaborer avec les autorités américaines. Soupçons évidemment très difficiles à vérifier...
 
Richard Stallman, représentant de la Free Software Foundation, était lui aussi présent au congrès. Selon lui, les logiciels propriétaires peuvent poser des problèmes de sécurité. En effet, l'impossibilité de vérifier son code source empêche, a-t-il souligné, de connaître toutes les programmations effectuées.
 
Propagande anti-américaine ou réel désir de fournir aux Cubains un accès normal à Internet? La deuxième solution semble difficile à envisager dans un pays qui interdit les connexions privées et où un journaliste encourt 20 ans de prison en cas de publication dans un journal étranger.
 
En décembre 2006, Reporters Sans Frontières, qui fait figurer Cuba parmi les pays bridant l'accès à Internet, avait attribué son prix cyberliberté 2006 au journaliste cubain Guillermo Fariñas pour son action en faveur d'un Internet libre à Cuba. La route semble encore longue...
 
(Atelier groupe BNP Paribas – 20/02/2007)