Les investissements en robots industriels ont atteint en 1997 un niveau mondial record. 85 000 machines ont été installées. En progression de 6 %, le marché s’est élevé à 4,8 milliards de dollars ...

Les investissements en robots industriels ont atteint en 1997 un niveau mondial record. 85 000 machines ont été installées. En progression de 6 %, le marché s’est élevé à 4,8 milliards de dollars (environ 29 milliards de F). Largement en tête, le Japon a vu sa part des installations de nouvelles machines chuter à 50 % (au lieu de 75 %) du total mondial, du fait du ralentissement des investissements. Tant en 1996 qu’en 1997, l’investissement en robots aux Etats-Unis et en Europe a, en revanche, battu des records. Le marché aux Etats-Unis est ainsi passé de 485 millions de dollars en 1990 à 1,1 milliard en 1997. Le marché, multiplié par 2,5 en Grande-Bretagne a atteint en 1997 les 66 millions de livres. Pour leur part, l’Allemagne et l’Italie enregistrent sur la même période une progression chacun de 50 %. La France arrive largement derrière avec une progression seulement de 16 % entre 1990 et 1997. Selon les prévisions du World Robotics, les investissements en robots industriels devraient être en 2001 supérieurs de 40 % à ceux réalisés en 1997 dans l’ensemble du monde et de presque autant pour les six pays les plus riches. Le nombre de robots installés en France devrait s’élever à 2 400 (1 700 en 1997), soit une progression de 41 %, le parc opérationnel à 19 000 augmentera de 22 %. Sur la même période, le parc passera en Allemagne de 66 800 à 95 700 (+ 43 %), celui des Américains de 77 100 à 114 800 (+ 49 %). En revanche, au Japon, toujours sur la même période, le parc n’augmentera que de 5 % à 433 400.

Avec 277 robots pour 10 000 personnes en 1997 au Japon, la densité de robots par salarié du secteur manufacturier reste la plus forte. Arrivent ensuite l’Allemagne (90 unités), suivie de la Suède et de l’Italie (60). En Europe occidentale et aux Etats-Unis, la densité s’échelonne entre 20 et 40 unités.

Cette automatisation croissante s’explique par la baisse des prix. D’un peu moins de 110 000 dollars l’unité en 1991, les prix ont baissé, sept ans plus tard, de 21 % outre-Altantique, de 25 % en Allemagne exprimés en marks et de 41 % en francs.

Non seulement la robotisation permet de baisser les coûts, mais elle permet aussi de réduire la consommation de matières premières, tout en assurant un niveau de qualité plus élevé et plus constant que les hommes. De plus, les machines peuvent travailler, sans se mettre en grève, 24 h sur 24, 7 jours sur 7.

La CEE/ONU leur prévoit un avenir comparable à celui des PC. Déjà des machines capables de faire le ménage ou de tondre la pelouse ont fait leur apparition sur le marché. Un développement prometteur semble aussi assuré dans les hôpitaux pour assister les personnes handicapées et les invalides et en chirurgie ou le bras du robot pourra remplacer celui du chirurgien. (Les Echos 13/10 Le Figaro 14/10/1998)