déclarations en euros. Dès cette date, les organismes sociaux français seront prêts à nouer des relations en euros avec les entreprises et les citoyens le souhaitant. Les employeurs pourront, pend...

déclarations en euros. Dès cette date, les organismes sociaux français seront prêts à nouer des relations en euros avec les entreprises et les citoyens le souhaitant. Les employeurs pourront, pendant la période de transition (du 1er janvier 1999 au 1er janvier 2202) payer les cotisations en euros et établir leurs déclarations sociales dans la monnaie unique. Regroupant les Urssaf, l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acos) pourra traiter dès janvier les bordereaux récapitulatifs des cotisations libellés en euros. L’Unidic, via les Assedic acceptera les avis de versements en euros. Correspondant euro du ministère de l’emploi et de la Solidarité, Roger Linsolas remarque “au départ, on imaginait que les entreprises feraient du tout euro dès 1999 ou rien jusqu’à la fin de la période de transition. On se rend compte aujourd’hui que le basculement va se faire progressivement et par grande fonction de l’entreprise”. Estimant qu’actuellement les entreprises se préoccupent davantage de leurs marchés, des 35 heures et de l’an 2000, Agnès Lépinay, directeur des affaires financières du Medef (ex CNPF) indique “pour les PME, le passage du social à l’euro dépendra beaucoup d’un éventuel effet d’entraînement”. Selon Bruno Weber, responsable du département social à la direction des études de la chambre de commerce de Paris “pour passer la paie à l’euro, il faut que tous les organismes sociaux et pas seulement ceux de la Sécurité Sociale puisent traiter l’euro. Les multiples organismes de prévoyance, les mutuelles seront-ils tous au diapason dès 1999?”. Pour sa part, Guy Callarec, responsable de la paie chez Renault, précise “nous attendrons 2002 pour basculer la paie en euros. Il faut être réaliste, que ferait un salarié avec un salaire en euros alors que le franc continuera de gouverner sa vie quotidienne et ses relations avec le fisc?”. Les entreprises vont pouvoir rémunérer leurs salariés en francs ou en euros dès le 1er janvier 1999 et tout au long de la période transitoire. Même si les remboursement, allocations et pensions resteront officiellement en francs jusqu’au 1er janvier 2002, les assurés qui le souhaitent pourront encaisser leur dû en euros. Directeur général de l’Afecei, coresponsable d’un groupe de travail sur les conséquences du passage à l’euro pour les entreprises, Pierre Simon affirme “il ne faut pas sous-estimer le choc psychologique pour le salarié”. (Dossier de trois pages La Tribune 03/11/1998)